Cloud : Présentation et intérêts

Quand est-ce que l’on a commencé à parler du « Cloud » ?

Le Cloud Computing, inventé par le Pure Player Amazon, géant américain du e-business a vu le jour en 2002. Amazon avait investi dans un parc de machines immense, dimensionné pour absorber la charge importante des commandes faites sur leur site d’achat en ligne ( livres, musiques…) au moment des fêtes de Noël, mais plutôt inutilisé le reste de l’année. Leur idée a donc été d’ouvrir toutes ces ressources inutilisées aux entreprises, pour qu’elles les louent à la demande. Depuis, Amazon investit massivement dans ce domaine et continue d’agrandir son parc et ses services.

Qu’est-ce que le Cloud ? Comment définir simplement ce terme et savoir ce qu’il englobe?

Le National Institute of Standards and Technology (NIST) en a donné une définition qui est souvent citée comme référence.

« L’informatique dans les nuages » est une nouvelle façon de délivrer les ressources informatiques, et non une nouvelle technologie. » C’est un modèle qui permet l’accès au réseau à la demande. Les ressources sont partagées et la puissance de calcul est configurable en fonction des besoins. Le client peut bénéficier d’une flexibilité importante avec un effort minimal de gestion. »

De façon plus imagé voici une vidéo très bien faite afin de comprendre rapidement le concept :

 

Cette nouvelle façon de consommer l’informatique est basé sur la technologie de virtualisation qui permet d’améliorer l’efficacité et la disponibilité des ressources et applications informatiques en sortant du schéma « une application = un serveur ». Je vous laisse le plaisir de lire cet article de chez VMware pionner de la virtualisation pour plus d’information : principes de base de la virtualisation (caractéristiques et historique).

En effet, fini le temps où les serveurs fonctionnaient à 15% de leur capacité, l’heure est au gain de productivité et à l’optimisation des coûts !

Les clients du Cloud computing sont surtout les TPE/PME qui n’ont pas comme coeur de métier l’informatique. Cela leur permet d’éviter les couts d’acquisition et de maintenance de leur parc informatique pour se concentrer sur la gestion des applications métiers.

Il existe de nombreux fournisseurs de services Cloud, Microsoft, Google, Apple, avec des statuts différents suivant le type de Cloud : privée, public, hybride.Cela diffère suivant à quel utilisateur s’adresse les services proposés.

  • CLOUD PUBLIC : ce type d’infrastructure est accessible à un large public et appartient à un fournisseur de « Cloud services » tel que Windows Azur, iCloud, Amazon S3, Dropbox et bientôt VMware (.. avec son projet Zéphyr !)
  • CLOUD PRIVEE : l’infrastructure Cloud fonctionne pour une organisation unique. Elle peut être gérée par l’organisation elle-même. L’infrastructure est entièrement dédiée à l’entreprise.
  • CLOUD HYBRIDE : l’infrastructure  se compose de deux nuages Privée ou Public, gérée par l’entreprise elle-même, qui permettent la portabilité des données ou des applications que ce soit en interne à l’entreprise mais aussi au public.

Par ailleurs, il existe aussi différents niveaux de Cloud destiné à différents clients : les utilisateurs finaux lambda avec le SaaS (Software as a Service) où seul l’application est à gérer, les développeurs avec le PaaS (Platform as a Service) où l’ensemble de l’environnement de travail est administrable et les ingénieurs infrastructure avec le IaaS (Infrastructure as a Service) où la machine est gérée à 100% par les administrateurs le tout à distance.

Le Cloud permet de dématérialisé totalement le parc informatique (le SI) chez un prestataire externe et accessible par une simple connexion internet depuis n’importe quel terminaux mobiles.


Que se passe-t’il quand j’upload mes données dans le Cloud ? Ou vont-elles ? ?

C’est une question qui encore de nos jours est débattu afin de normalisé et légiféré les différents processus de sauvegarde. En effet, il est impensable de ne pas pouvoir avoir accès, à n’importe quel moment, à ses données dans le Cloud. C’est pourquoi la haute disponibilité des données oblige les fournisseurs à dupliquer les données qui peuvent être stocké dans un endroit complètement différent de l’orignal. Cela soulève de nombreuses questions :

  • Mes données sont-elles sécurisées ?
  • Qui peut accéder à mes données ? Puis-je accéder à mes données tout le temps ?
  • Que se passe-t-il quand le contrat me liant à mon fournisseur est terminé ?

Voici une petite vidéo très bien réalisé par CNN pour imagé ces enjeux :

 

 

Dans une étude d’août 2008 du cabinet IDC, les demandes majeurs par rapport au cloud computing sont dans l’ordre la sécurité, les performances, la disponibilité puis l’intégrité.

Même si il y a eu réticence au départ pour le passage au Cloud à cause de ces enjeux voici le résultat d’une étude récente publiée par Thales, au mois d’août 2012, suite au sondage réalisé auprès de 4 000 responsables Business et IT aux Etats-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, France, Australie, Japon et Brésil, par le Ponemon Institute sur l’attitude des entreprises en matière de sécurité des données sur le cloud :

« 50% des entreprises interrogées transfèrent actuellement des données sensibles ou confidentielles dans le cloud, et 32% prévoient de la faire dans les deux prochaines années. Par ailleurs, 39% des entreprises avouent avoir revu à la baisse leurs exigences de sécurité suite à une décision de transférer des données dans le cloud, ce qui souligne que les avantages économiques du cloud sont perçus comme prépondérant »

Pour améliorer la sécurité de nos données envoyés dans le Cloud peut-on le restreindre à nos frontières

L’Europe est-elle capable d’avoir son propre Cloud qui puisse rivaliser avec les géants Américain ? Qu’en est-il d’un Cloud à la francaise ?

Selon Gartner, l’Europe devrait accuser deux ans de retard sur les Etats-Unis en matière d’adoption de Cloud. Le cabinet pointe du doigt une Europe trop diversifiée, des politiques de confidentialité des données changeantes, la lenteur de transposition des directives par les états-membres et un climat de la zone euro qui paralyse les investissements.


En France le projet Cloud Andromède subventionné par l’Etat à hauteur de 250 millions d’euros pour 2 projets de « cloud à la française » pilotés l’un par Orange et Thalès et l’autre par SFR et Bull. Cet assaut des grands comptes est plutôt vivement critiqué (voir ici) par les plus petits acteurs sur le marché français tel que Gandi dont il a critiqué vivement la façon dont certains grands comptes approche ses salariés pour travailler sur ce projet. Gandi ne juge pas suffisant leurs compétences pour développer Andromède. Malgré tout ils ont annoncé que leur offre commerciale de Cloud Computing sera prête avant la fin 2012.

Quand est-il des prévisions avenir pour cette nouvelle solution d’infogérance ?

Les 5 grandes tendances qui affecteront la stratégie du cloud d’ici 2015 d’après le Gartner :

  1. La formalisation des processus de décisions va faciliter l’optimisation des investissements dans le cloud
  2. Le cloud Hybrid devient un impératif
  3. Le courtage du Cloud facilitera l’adoption du cloud
  4. Concevoir des architectures spécialement pour le cloud devient une nécessité
  5. Le cloud influence les prochains datacenters et modèles opérationnels.

Si vous avez des questions n’hésitez pas à laisser un commentaire

Sources: http://datacenterblog.cisco.fr/ / http://www.zdnet.fr/

5 commentaires

  • Fabien dit :

    Un bon article qui permet de bien comprendre le principe du Cloud.

    L’ajout de vidéo est également une très bonne idée.

  • Mathier dit :

    Bonjour,
    Article intéressant posant les bases du cloud pour les néophytes.
    Néanmoins une correction s’impose: on dit « qu’en est-il » et non « Quand est-il ».

  • Iibrahima dit :

    bjr monsieur, je veux que vous m’expliquer la difference entre les machines virtuelles qui sont dans un cloud et celles déployées au niveau des logiciels de virtualisation telque virtualbox ou vmware

    • Nicolas dit :

      Bonjour Ibrahima,
      La différence est au niveau du degré d’infogérance, c’est a dire de la responsabilité de l’utilisateur sur son environnement virtuel.

      Concrètement la machine virtuelle hébergé dans un cloud est exactement la même techniquement que celle que tu utilises sur tes logiciels de virtualisation (hyperviseur) sauf qu’elle est hébergé « quelque part » chez le prestataire dans des gros datacenters qui fonctionne avec de la haute disponibilité (redondance réseaux et systèmes).
      Alors que t’as machine virtuelle qui est hébergé sur ton pc peut brutalement s’arrêter si ton PC plante.

      Or pour toi ce n’est pas grave si t’as machine virtuelle te sers qu’à toi même mais dans le cas où tu as de nombreux utilisateurs qui se connectent dessus ils vont râler car ils ne peuvent plus se connecter à ta machine virtuelle.
      L’intérêt pour les entreprises c’est de ne plus avoir un parc informatique de serveurs chère à l’acquisition et à la maintenance.

      Je t’invite à revoir les différents types de Cloud IaaS, PaaS et SaaS énumérés dans l’article pour connaître les différents « types » de responsabilité que propose le prestataire de Cloud.

      Voilà j’espère avoir été suffisamment claire.

  • Wided dit :

    Bonjour Nicolas,

    Au faite je suis entrain de travailler sur mon pfe de master qui porte sur le déploiement d’une infrastructure AD sous WS 2003, et afin de faire mes tests sans perturber l’infrastructure réseau actuelle, j’ai installé vm virtual box et créé un client virtuel. en lisant votre article j’ai pensé à intégrer mon travail sur CLOUD afin d’apporter un plus dessus. pensez vous que ce sera intéressant pour moi de l’essayer et donc le rajouter à mon pfe ?

    merci d’avance

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